Les histoires les plus courtes sont appelées "Mésaventures". D'une longueur variant entre 10 et 20 pages, elles ne mettent le plus souvent qu'une ou deux scènes en avant, bien que cela ne soit pas systématique. Vous découvrirez ici des explications et anecdotes concernant les récits sous cette forme. Pour donner votre avis, merci de passer par la page Vos Commentaires.

Laura :

 

Cette mésaventure lesbienne d'une quinzaine de pages n'est pas la première histoire que j'ai écrite sur l'Institut Privé de Borneuil mais c'est la première mise en ligne, tout au début de l'aventure de la Ville Maudite. C'est au moment de choisir comment l'appeler que j'ai décidé que chaque récit de l'Institut aurait un prénom (celui de la principale protagoniste) comme titre. L'histoire elle-même est plutôt classique mais avec une double vision. En alternance, on suit la punition de Laura par ses yeux et ceux de la surveillante générale, Diane Saupard. J'ai essayé de rendre une atmosphère désuète mais feutrée aux appartements de Diane, créant une sorte de cocon pour elle. Concernant les personnages, Laura est assez typique des jeunes pensionnaires. A contrario, la surveillante générale se révèle très concernée par des sentiments de justice, d'honneteté et de respect. L'intrigue est plutôt minimaliste et il n'y a pas véritablement de sexe. Fouettée, liens et chatouilles, quelques humiliations et voilà ce que j'appelle une petite histoire saphique parfaite pour s'émoustiller...

Diagnostic :

 

Pour ouvrir d'une manière à la fois mystérieuse et pas trop brutale l'univers médical de l'étrange clinique Saint-Mathieu, j'ai opté pour un récit court, débutant par le réveil étrange, sans souvenirs précis, d'une jeune femme banale dans une chambre d'hôpital anonyme, sans fenêtres. Béatrice Passant cherche à comprendre ce qui lui arrive et où elle se trouve. Instiller l'angoisse de l'impuissance qu'on peut éprouver devant des médecins est le fil rouge de l'histoire. A côté de ça, on découvre toute l'hypocrisie du corps soignant de la clinique. Le sexe arrive très rapidement, pimenté par des liens, des examens très tactiles et une scène saphique que je trouve plutôt réussie. L'infirmière Sophie est d'une grande beauté, une blonde un peu vulgaire, qu'il faut chercher du côté des fantasmes masculins concernant cette profession. Le médecin, plus froid, n'est pas moins pervers... Il parvient à faire douter l'héroine de l'histoire et finit par poser un diagnostique sans appel : elle souffre de crises de nymphomanie et il va la confier à un collègue, sans rien lui préciser, la laissant dans une angoisse plus grande encore. On découvre donc l'univers de la clinique à travers une simple chambre aveugle et trois personnes.

Actes Inqualifiables :

 

Ah ! Voici une histoire vraiment particulière puisqu'elle met en scène un couple de transsexuels plutôt âgé. D'authentiques pervers sadiques qui finissent donc en prison pour ces fameux actes inqualifiables. Eddie et Freddie sont des personnages que j'ai tiré d'un vrai couple que je croise régulièrement... Si l'histoire tourne autour d'eux, elle est vue à travers les yeux de Luc Versile, un jeune surveillant pénitencier qui se cherche encore, sexuellement parlant. Son obsession de découvrir ce qu'à fait le couple (on parle tout de même de séquestration, d'asservissement sexuel et d'humiliations sur un jeune homme victime du duo) va lui ouvrir les portes d'un univers gay et BDSM dans lequel il finira par plonger, côté dominateur. La découpe du texte en plusieurs mini-scènes donne un aspect nerveux et une lecture rapide tout en permettant de découvrir la prison, puisqu'il s'agit du premier récit s'y rapportant. J'aime énormément le final. Je pense également qu'il s'agit d'une de mes mésaventures les plus originales. Eddie et Freedie, bien qu'ils ne soient pas destinés à être des personnages récurrents, reviendront au moins une fois pour un texte leur étant entièrement consacré.

Arrangement à l'amiable :

 

Récit d'ouverture du camping, je voulais absolument commencer avec la présentation de Christian Salduc, le gérant oh combien pervers, mais sans le placer au coeur de l'intrigue. J'ai donc opté pour une approche détournée avec cet accident qui n'a, finalement, rien à voir avec le camping. Sauf qu'il s'agit d'un piège à cruche (en l'occurence la jolie Vanessa), astuce dont les Salduc font régulièrement usage pour obtenir des faveurs sexuelles et parfois même davantage. On y découvre donc le gérant et l'une de ses lubies : les filles en uniforme (ici en majorette). Le texte mélange hétéro et hétéro inversé, Christian (comme sa femme Bernadette) étant bisexuel et très porté sur les jeux de rôle BDSM. Le deal est des plus simples : un moment de "soumission sexuelle" pour passer l'éponge sur un incident. Bref, un chantage avec avantage à tirer pour les deux partis. Franchement sexuelle, cette mésaventure dévoile une partie du camping et le mode de fonctionnement de Christian.

Chantage de Famille :

 

Je vais commencer par une confession : le titre de cette mésaventure hétéro est mal choisi. Plusieurs lecteurs m'ont confié qu'ils pensaient pouvoir lire un récit incestueux, ce qui n'est pas le cas... d'où parfois une certaine déception ou frustration. Pour autant, cette histoire (qui gardera ce titre malgré tout) était destinée à présenter le quartier huppé de Bellevue, situé dans un village proche de Falbourg, par le petit trou de la lorgnette. L'épouse volage d'un riche investisseur doit se soumettre aux exigences de son beau-frère, grossier personnage. On tombe sur un scénario assez classique, ficelé comme je les aime (récit au présent, vu par la victime qui est tiraillée entre la honte, le dégoût et sa libido). Le beau-frère ayant amené cette fois un copain de bar, l'affaire prend une tournure plus scabreuse encore... d'autant que le duo compte profiter de l'absence prolongée du mari trompé. Vulgarité et sexe sont au rendez-vous, assaisonnés de quelques humiliations... Je pense que ce récit est de ceux à lire comme une mise en bouche.

Séverine :

 

Second récit de l'Institut Privé de Borneuil, on découvre là une élève un peu trop ronde pour les critères stricts imposés par madame de Pontavieux. Séverine n'est pas grosse, loin de là... Plutôt du genre plantureuse, un rien fainéante, un peu lâche... Le genre de fille aux formes très féminines qu'on a envie de bousculer. Les cours privés étant monnaie courante dans ce lieu clos, c'est avec Madame le Crestois, la plus vieille des professeurs, que notre jolie héroïne va se retrouver... ainsi qu'une surveillante trop heureuse de prêter assistance. Déshabillage humiliant et remarques cruelles précèdent des méthodes peu conventionnelles. De plus, c'est l'hiver et la neige recouvre tout... La vieille prof sadique remarque très vite que le froid n'est pas du tout l'ami de Séverine... De pressions psychologiques en petits chantages, l'élève se retrouve à faire des exercices avec un lavement dans les intestins. J'ai, bien sûr, voulu montrer un autre lieu de l'institut avec cette bibliothèque chauffée dont les fenêtres donnent sur la cour enneigée. Madame le Crestois, personnage sec, impitoyable et proche de la directrice, est l'une de ces dames les plus emblématiques de l'institut. Pas de sexe au sens proprement dit mais je ne laisse aucun doute sur le côté sexuel et BDSM de ce premier cours de maintien privé.

Aller dans son sens :

 

La seconde histoire de la prison, je la voulais obligatoirement lesbienne. Il s'agissait pour moi de montrer qu'il y avait bien une section réservée aux femmes. A contrario du premier récit (Actes Inqualifiables), cela devait se dérouler entre détenues. Les surveillantes sont quasi absentes, mentionnées pour simplement démontrer qu'elles sont corruptibles et que Béatrice n'a rien à attendre d'elles. Exit les cellules, j'ai opté pour la réserve d'un atelier. Ce face à face entre deux personnalités très différentes, je l'ai orienté sur du sexe "hard" entre filles. Béatrice, jolie petite blonde aux formes très féminines est également une détenue réservée, pleutre et impressionnable. Reine est tout son contraire : grande noire sportive, autoritaire, chef de gang. En fait, je voulais détailler une scène complète de ce que l'on imagine seulement dans les récits et films sur les prisons. C'est donc entre humiliations purement sexuelles, pénétrations agressives et abus de pouvoir que je vous ballade, pour votre plus grand plaisir, je l'espère...

Drôle d'Enlèvement :

 

Si j'aime faire de grands classiques dans l'imagerie BDSM, j'aime également les détourner. Dans ce texte gay, l'histoire commence par l'enlèvement d'un jeune homme, mignon et sans histoire. Ou plutôt par son réveil dans une caravane inconnue. Nu et ligoté, il ne tarde pas à faire connaissance avec son ravisseur, un grand type à l'accent étranger. La première partie se déroule suivant une trame bien connue : la victime subit des attouchements sexuels et quelques avanies. La fin est beaucoup moins conventionnelle, ce qui en fait un récit à part. Alors qu'il pensait être violé par son kidnappeur, c'est l'inverse qui se passe. L'étranger va s'empaler sur le sexe du jeune Jean-Baptiste pour une sorte de viol inversé. J'ai écrit le tout à la première personne, pour pouvoir faire passer l'angoisse du héros... les contradictions que son ravisseur va déclencher pour sa libido... et enfin le final surprenant. L'histoire se déroule dans le camping mais, hormis la caravane, le secteur reste en retrait. Ni couple Salduc, ni employé, ni véritable spécificité. Simplement, le kidnappeur est étranger (hollandais ou allemand), comme beaucoup de clients du camping.

Mon Fantasme Violent :

 

Le "Home Intrusion" fait véritablement partie des grands classiques dans les scénarios BDSM. De quoi s'agit-il ? Tout simplement de l'intrusion d'une ou plusieurs personnes dans une demeure (le plus souvent pour un cambriolage mais pas toujours) et qui s'en prennent sexuellement aux résidents (généralement une ou plusieurs femmes présentes). Il s'agit à la fois d'un fantasme répandu et d'une légende urbaine, avec de nombreuses histoires déformées ou exagérées qui fleurissent dans la rumeur populaire ou sur les réseaux sociaux. Avec cette histoire, j'ai vraiment voulu explorer l'aspect "fantasme" puisqu'il n'arrive rien à Valérie. Elle ne fait, durant tout le récit, qu'imaginer cette intrusion violente de son voisin. Le challenge était de faire oublier en partie qu'il s'agit d'un rêve éveillé, un peu dans le genre de "Mauvaise Rencontre pour Bon Fantasme". J'explore assez régulièrement ce type de trame narrative, en partie pour faire réaliser à mes lecteurs que chacun peut avoir des fantasmes sadiques ou masochistes. Le choix du lotissement m'a paru le plus judicieux parce que le plus neutre possible (surtout qu'il s'agit de l'immeuble de la rue du gaz et non celui de la rue des marsouins, où les histoires sont plus portées sur le racisme sexuel). Quant à Victor, le voisin supposé brutal, c'est la copie conforme d'un collègue de travail, véritable colosse et pourtant gentil comme un bisounours pour peu qu'on le connaisse. Comme quoi, les apparences...

Justine, ma Nounou :

 

Vous le savez déjà tous, il n'y a pas d'enfant sur le site de la Ville Maudite. Scénaristiquement, l'incongruité a créé un paradoxe qui garde les enfants loin d'elle (pour une raison encore inconnue). Dans la pratique, cela a le mérite d'être clair et de couper court à toute spéculation nauséabonde. Alors, en voyant le titre de cette histoire, peut-être vous êtes-vous posé la question de ma probité. Ouf ! En lisant les premières lignes, vous réalisez que le jeune homme est tout juste majeur... et que sa nounou est à peine plus âgée. Je n'ai personnellement jamais eu de nounou mais j'ai toujours aimé les histoires tordues s'y rapportant. Il y a comme un parfum d'interdit, de vice, de rapports de force. J'ai voulu mettre cette première histoire de "nounou" à la première personne, vue par Michel. Récit assez court, les relations entre Justine et Michel prennent très vite un tour scabreux, la jeune femme se révélant vicieuse et sadique... grisée par le pouvoir qu'elle obtient en tombant sur un secret. Bref, du chantage au premier niveau. L'aspect "souillure" est très marqué, rendant l'histoire un peu basique mais j'ai tout de suite eu des compliments. Je sais pertinemment qu'une frange de mon lectorat est friande de ces histoires. Alors, si les histoires cochonnes (au sens sale du mot) vous attirent, sachez qu'il y en aura d'autres.

Le Cordonnier :

 

Voilà une histoire qui s'inscrit totalement dans la mythologie de la Ville Maudite, en précisant un peu mieux le statut particulier du village sans nom (mieux en tous les cas que "Rendez-Vous Secret"). On y découvre donc réellement qu'une bonne partie des villageois forme une communauté spéciale, où l'asservissement sexuel semble être une norme. Le scénario en est simple : le cordonnier du village reçoit, en récompense de ses bons et loyaux services, un cadeau formidable de la part du maire. Il s'agit de deux jeunes femmes dont il pourra user à sa guise. L'un des paradoxes engendrés par le brouillard est que ceux qui s'y perdent sont "oubliés" par leurs proches, comme s'ils n'avaient jamais existés. J'ai également tourné l'histoire vers une sorte de fétichisme détourné des chaussures, infligé aux malheureuses qui découvrent avec horreur leur nouvelle vie de servitude, la fois sexuelle, ménagère et professionnelle. Une autre particularité : des assertions très courtes, tout au long du récit, qui explique comment les deux femmes se sont retrouvées entre les mains du maire.

Tests de Fluides :

 

Parmi les nombreuses histoires du site, celle-ci est sans aucun doute l'une des moins "sexuelles". J'y présente un médecin chercheur dépourvu d'empathie : Paul Morgen. Il veut assister à une batterie de tests sur des cobbayes humains, volontaires et non volontaires. On y découvre des protocoles (avec un jargon spécifique) concernant les nouvelles plantes trouvées aux alentours de Falbourg, dont les propriétés font partie intégrante de la mythologie de la Ville Maudite. Ici, ce sont les aspects antiseptiques et antivomitifs qui sont mis en avant. Les testeuses doivent avaler des fluides corporels (sperme et urine, notamment) dans des conditions diverses. J'ai voulu Morgen froid et même inquiétant. Pourtant, l'histoire est vue à travers lui, ses ambitions et le peu de cas qu'il fait des testeuses. Il y a un côté sadique flagrant dans ce récit, travesti par le propos médical... bref tout l'esprit de ce que je veux faire avec la Clinique Saint-Mathieu résumé en une vingtaine de pages. 

Pas Né pour Ca :

 

L'univers carcéral n'est pas seulement fait de surveillants et de détenus. Il y a du personnel qui y travaille et notamment médical. Pour faire comprendre aux lecteurs que des accords étranges ont lieu entre la Clinique Saint-Mathieu et la Prison, j'ai imaginé ce scénario qui fait partie de mes préférés. Certains détenus doivent donner leur sperme à des fins d'études et d'expérimentations. L'infirmière chargée de récolter la semence n'est ni jeune ni jolie. Une vraie peau de vache, déjà âgée. Notre héros du moment a le malheur de lui plaire et le voilà embarqué dans quelque chose qu'il ne peut réellement contrôler, avec un choix simple : faire plaisir à la vieille bique ou bien opter pour une méthode de récolte bien plus douloureuse qu'une masturbation : une seringue enfoncée dans un testicule. Il s'agit d'un récit hétéro inversé (où la femme domine l'homme) que je pense particulièrement original, cruel et vicieux. La fin est largement ouverte. Notre détenu comprend que son incarcération va être pénible, voir horrible, quel que soit son choix...

L'Incident de la Rue du Couvent :

 

Pour le titre : petit clin d'oeil à "Meurtre dans la Rue Morgue" (pour ceux qui connaissent). Pour l'histoire, le scénario est en trois temps majeurs : le premier pour une présentation de l'héroïne, le second où elle tient le rôle de voyeuse, avec une relation SM entre un homme âgé et une jeune fille visiblement contrainte. Je voulais démontrer de cette manière comment la rue agit sur la libido profonde de ceux et celles qui la traversent (comme pour la nouvelle "Mauvaise Rencontre pour Bon Fantasme") puis le troisième temps : la rencontre avec deux racailles. Excitée par ce qu'elle a vu, Sylvie va les provoquer pour une séance de baise intense dans une cave anonyme. Hélas pour elle, une fois qu'elle a obtenu ce qu'elle voulait, les deux jeunes n'entendent pas s'arrêter là et lui promettent une tournante des plus vicieuses, avec plusieurs autres voyous. Elle parvient à s'échapper à temps en se jurant de ne plus jamais passer par ici. Le tout est narré à la première personne pour une meilleure immersion dans les envies et les peurs de Sylvie. Une suite n'est pas du tout exclue (sans être cependant une priorité).

La Grotte :

 

C'est ce récit gay assez court, plutôt tourné vers l'action, qui introduit en premier des créatures inhumaines rencontrées dans d'autres scénarios : les satyres. Ces hommes-boucs pervers sont à la poursuite d'un trio qui trouve refuge dans une grotte. Les deux premiers, survivants de la zone brumeuse, vont soumettre le petit nouveau à leurs exigences sexuelles les plus troubles. J'explique d'ailleurs que, comme pour beaucoup de gens perdus dans la brume surnaturelle de l'incongruité, les pulsions sexuelles prennent le pas sur les autres considérations. Elles deviennent même obsédantes et perverties. Cet étrange huis-clos oppressant ouvre donc les portes de nouvelles perspectives en direction de la mythologie de Falbourg. Des créatures inconnues, une forêt sans issue, une situation désespérée... nous sommes en pleine Dark Fantasy. Comme souvent, je mêle actes sexuels décrits et la promesse d'un futur encore plus horrible ou excitant (au lecteur de choisir...)

La Proposition de Bernadette Salduc :

 

J'avais déjà présenté Christian, le gérant pervers du camping dans "Arrangement à l'Amiable". Je voulais quelque chose d'encore plus vicieux et tordu pour son épouse, la présenter comme une intrigante manipulatrice doublée d'une vicieuse un rien sadique. C'est donc le jeune Camille (au prénom ambigue) qui va tomber dans les filets de Bernadette Salduc, femme cougar blonde, aussi pulpeuse et belle que vulgaire et vaniteuse. Le piège lui-même est plutôt grossier, tout comme le chantage... à la différence que ce n'est pas la femme du gérant qui va en profiter (en tout cas pas directement) mais une cliente régulière du camping, une femme ronde d'un certain âge, très portée sur les jeunes hommes soumis (de gré mais surtout par la contrainte)... que le lecteur ne "verra" jamais puisque tout le scénario tourne autour d'un tête à tête entre Camille et sa patronne. C'est la description de ce qui attend le jeune homme qui fait tout le piment de ce récit hétéro inversé, pour lequel j'ai reçu autant de félicitations que de commentaires déçus. les auteurs de ces derniers n'ont sans doute pas compris que je désirais avant tout présenter la gérante du camping d'une manière originale...

Intrusion :

 

J'avais déjà traité le "Home Intrusion" avec l'histoire "Mon Fantasme Violent" et la nouvelle "Halloween Gang Bang", sous des angles un peu spéciaux. Là, j'avais envie d'une véritable intrusion de cambrioleur pervers chez une jolie bourgeoise vaniteuse. Un tête à tête dans la demeure de la victime, plutôt rapide en terme d'action, avec un antagonisme marqué (le voleur vulgaire et la belle bien éduquée) et une brutalité vicieuse. On y trouve donc du sexe, des liens et plusieurs humiliations, le tout vécu par une Fanny dépassée par les événements mais également trahie par son propre corps. Chose assez rare dans mes histoires : il y a un happy end, nuancé toutefois par le fait que Fanny sait qu'elle ne sera plus jamais la même.

La Relève :

 

C'est une histoire lesbienne qui a été pas mal critiquée, encore que certains d'entre vous l'aient appréciée. Principal grief : deux des trois personnages sont proches de la retraite et les "vieilles" ne sont pas assez excitantes d'une manière générale, ou alors quand il ne s'agit que d'un personnage (soumis ou dominateur, d'ailleurs). Alors, oui, l'histoire concerne deux femmes près de la soixantaine et entretenant une relation SM depuis de longues années. C'est surtout l'arrivée de la jeune racaille qui m'a motivé et, en relisant encore cette mésaventure, je continue à le trouver plutôt bien ficelée, avec une succession de scènes croustillantes. Comme je le dis souvent, je n'aime pas refaire toujours les mêmes histoires, j'aime explorer diverses facettes de l'univers que je créé. Considérez donc cette histoire comme "particulière"...

Nouvel Arrivage :

 

J'avais déjà introduit les satyres dans "La Grotte"... nous les retrouvons ici dans cette histoire hétéro inversée et découvrons qu'ils commercent avec certains villageois. Ici l'histoire est vécue du côté bourreau puisque la narratrice est la fille d'une fermière qui élève et dresse des étalons humains attrapés et vendus par les satyres. L'occasion d'en apprendre encore un peu plus sur le village sans nom, avec ce négoce infâme. Les deux femmes revendent les mâles une fois qu'ils sont dressés à des membres de leur communauté dégénérée. J'ai inclu pas mal de touches d'humour noir dans ce récit, la fille étant encore assez jeune (petite vingtaine) et totalement tournée vers le sexe. La Paroisse Masquée est également mentionnée, tout comme certains habitants que nous retrouverons plus tard...

Victoria :

 

J'avoue avoir prit un petit risque en jouant la carte fétichiste (des pieds notamment) et souillure sous un angle punitif. Si, à titre personnel, j'apprécie énormément d'écrire ce genre de textes, je sais qu'il n'y a qu'une frange assez restrainte de mon lectorat qui aime les mêmes choses. Dans tous les cas, cela m'aura permis de présenter plusieurs professeurs en même temps... et de mettre Mlle Milowisky en avant. L'idée générale était de montrer que des punitions très particulières peuvent survenir dans l'institut sans que les autres élèves en aient conscience. Par contre, du côté des profs, c'est une autre histoire... Il en va de même pour les punitions dites "longues", en privé. Rares sont les élèves qui osent parler de ce qu'elles ont vécu, même à leurs camarades.

Salle de Fouille :

 

Il existe beaucoup de fantasmes spécifiques au milieu carcéral et l'un des endroits les plus générateurs d'idées sexuelles est une hypothétique "salle de fouille", un lieu clos que l'on pourrait aussi retrouver chez les douanes, par exemple. Pour la prison de Falbourg, j'ai décidé que chaque aile de la structure comporterait une salle de fouille et que celle-ci serait une sorte d'anti-chambre de l'enfer sexuel BDSM que représente cette maison d'arrêt. Cette mésaventure est gay et je l'ai écrite en songeant au premier roman sur la prison, également gay et alors en cours d'élaboration. Le duo de surveillants fonctionne sur le mode de l'ancien et du petit nouveau tandis que le nouveau prisonnier réalise que ses droits en tant que citoyen n'existent plus. Le texte est donc plutôt hard, avec une dimension psychologique prédominante... et une autre, physique, que je pense très émoustillante.

Ma Soeur et Moi :

 

Le titre pourrait prêter à confusion. Neutre et induisant une éventuelle relation incestueuse, ce n'est pas de cela qu'il s'agit. En fait, ce récit fait partie des scénarios hard proches de "Brouillard" et calqués sur des films d'horreur ou d'épouvante. Restant une mésaventure, le propos est assez court mais très intense. On assiste à une tranche de vie (le concept même de la mésaventure à mes yeux) où deux jeunes femmes enlevées et séquestrées dans un lieu souterrain abandonné, dans la zone brumeuse, sont violées, humiliées et torturées par un duo sadique dont elles ne savent rien. Plusieurs retours de lecteurs me font penser que je suis dans le juste milieu puisque certains trouvent que je vais un peu trop loin et d'autres pas assez. Sachez qu'il est impossible de plaire à tout le monde... même si j'y travaille. "Ma Soeur et Moi" reste l'une des histoires les plus téléchargées du site.

BSS - Prélude :

 

S'engager dans une série est quelque chose d'un peu compliqué et se démarque du roman. Je l'ai fait pour "La Bande à Marcel" et en voici un autre qui se profile. En fait, je souhaitais surtout explorer une autre manière d'écrire, plus intense et moins descriptive. J'ai choisi un thème que j'aime énormément : la jeune fille soumise à une puis plusieurs autres femmes plus âgées. Le concept même qu'on retrouve dans l'Institut Privé de Borneuil, me direz-vous. Pas faux. Mais je voulais sortir de ce schéma précis pour une histoire très axée sur les humiliations sales (comme peut l'être "l'Homme Cochon", dans un registre gay). Le personnage de Marie-Sophie, loin d'être naïf, est même plutôt arrogant... malgré cela elle ne tient pas longtemps face à une Marguerite Borlan déterminée, vicieuse et sadique. Voilà le propos de ce prélude, avec des scénettes courtes mais que je pense plutôt bien cadrées. Quant au final, qui nous fait quitter le quartier de Bellevue pour le camping des Salduc, il laisse augurer du cauchemar que va vivre notre jeune héroïne en face de trois dames ne voulant qu'une chose : jouir en l'avilissant au maximum. 

Mon Horrible Oncle Bill :

 

Les histoires se déroulant dans le village sans nom, je les souhaite généralement plus extrêmes... Et celle-ci fait partie des plus horribles (c'est le cas de le dire) que j'ai écrite pour l'instant. Il faudrait la rapprocher de Brouillard, je pense. Le récit est vu par les yeux de la nièce, qui est quasi prisonnière chez son oncle pervers, un bonhomme gras, antipathique, prolétaire basique qui n'hésite pas à abuser de la jeune femme, allant toujours plus loin. Cette fois, c'est sur l'aspect scatologique que j'ai mis l'accent, sous forme d'une punition particulièrement dégoûtante. L'oncle Bill transforme sa nièce en cuvette de wc pour finalement obtenir ce qu'il veut au départ : qu'elle s'offre à ses amis. Cela reste cependant un huis clos en tête à tête. Les victimes étant presque toujours perdantes dans les brumes encerclant Falbourg, je suis allé très loin dans l'abjection. Ce qui fait de cette histoire un texte très particulier, réservé aux seuls amateurs du genre ! Vous voilà prévenus !

Delphine :

 

Cinquième histoire du l'institut, cette mésaventure ne tourne plus autour d'une élève mais d'une surveillante, par ailleurs déjà croisée dans d'autres histoires (notamment "Marie-Chantal"). Nous suivons donc notre surveillante un rien indolente, chargée d'une double punition. Elle va décider de les combiner. La cravache va siffler et mordre à plus d'une reprise. C'est un récit de flagellation avec des éléments particuliers : la jeune élève noire est masochiste et prend son pied à être maltraitée. Tout le contraire de la commis aux cuisines rousses qui le supporte très mal. Je joue constamment sur ce contraste avec un final pas forcément attendu mais bien dans l'esprit de la Ville Maudite. Bien sûr, le sexe et les humiliations ne sont pas absents mais c'est bien une histoire pour les amateurs de cravache. Et j'avoue que j'ai pris un très grand plaisir à l'écrire !

Service de Fenêtre :

 

Comme je l'explique dans le récit, le service de fenêtre vient d'une anecdote historique où des prostituées se penchaient aux fenêtres des rez-de-chaussées des maisons closes pour doubler les revenus : prises en levrette à l'intérieur et effectuant des fellations à l'exterieur. Ceci introduit le "Cercle Mauve", une maison close illégale dont l'arrière-cour débouche sur la rue du couvent. On y propose des jeunes gens enlevés et conditionnés pour devenir des prostitué(e)s. Bien entendu, tout ceci dans le registre SM. Ce récit gay s'attarde sur Félix, sur son enlèvement et ses premiers clients... Pour son édification, il est attaché dans la cour, près d'un mur avec une ouverture... Inutile que je vous fasse un dessin, c'est bien sûr une forme détournée du service de fenêtre qu'il va endurer. Pour les amateurs de minets soumis de force, de sexe hard un rien sale, d'humiliations cruelles...

Mauvaise Rencontre :

 

Si la plupart des mes récits finissent "mal" pour les victimes (dans une certaine tradition de la Dark Fantasy, il faut bien l'avouer), rares sont ceux où la mort est évoquée clairement. J'ai voulu m'y frotter avec cette histoire gay qui finit très mal. Les deux principaux protagonistes meurent violemment au terme d'une série de tortures. Le scénario verse dans la cruauté gratuite, dans un jeu vicieux et malsain qui n'est pas sans rappeler la série "Saw".  Cela faisait un moment que je voulais voir si j'arriverai à rendre un texte excitant sur un sujet morbide. Vos réactions partagées me font penser que je suis allé un peu loin... ce qui ne m'empêchera pas d'explorer, peut-être, cette voie plus tard. Pour le contexte, j'ai forcément choisi la zone brumeuse et une bande de mâles qui s'approche de celle de Marcel (j'avais même voulu les utiliser, au départ). Le point positif est que les choses sont désormais claires : tout peut arriver dans ce secteur de la Ville Maudite !

De Terribles Instants :

 

Le concept de "Tranche de Vie" est quelque chose que l'ensemble des lecteurs n'apprécie pas forcément. C'est pourtant l'un des fils rouges concernant les mésaventures (les histoires courtes, si vous préférez) qui consiste à ne montrer qu'une partie d'une histoire. Pourquoi ? Pour donner plus de vie à Falbourg, avec plus de personnages... Pour aborder parfois certains thèmes dans le détail, en dehors d'un roman. Ou bien, par simple envie, comme c'est le cas ici. J'avais envie de détourner un peu un scénario somme toute classique du SM, avec ses codes. Je ne dis pas que l'on reverra la narratrice ou Gabriella et son mari... Je ne dis pas la contraire non plus.

En fournissant quelques heures de la vie d'une esclave plus ou moins volontaire (elle le fait par amour) chez un riche couple sadique, je laisse l'imagination du lecteur fabriquer l'avant et l'après. Il s'agirait presque d'un petit jeu entre vous et moi. Dans tous les cas, j'apprécie personnellement d'écrire ce genre de mésaventure BDSM... Il y en a eu et en aura d'autres.

Le Wagon :

 

Ceux qui me suivent régulièrement savent que j'aime expérimenter... varier les narrations, les points de vue... proposer de nouvelles approches du BDSM. L'idée du wagon m'est venue en passant sur la route que j'emprunte entre mon domicile et mon lieu de travail, qui passe à proximité d'une ancienne gare de fret. Sur l'une des lignes, il y a encore aujourd'hui un wagon qui attend là depuis des années, certainement oublié. Voilà pour le décor.

J'avais envie d'une histoire mettant en scène ce wagon, qui le mette vraiment au coeur du récit. Pour ça, j'ai immédiatement pensé à la personnalisation (après tout, c'est une forme de fantastique originale et qui s'incruste bien dans l'univers de Falbourg). D'un autre côté, j'ai vite réalisé qu'en matière de BDSM, cela risquait de me conduire devant un mur. D'où la seconde idée : en faire un témoin invisible et muet.

Pour renforcer le lien avec Falbourg, le scénario s'achève sur une évovation du Cercle Mauve.  Sans être mécontent de cette petite histoire, je trouve tout de même que le principal intérêt réside dans le style narratif et non dans le synopsis.

Rendez-Vous Secret : la Boulangère :

 

Ah, Rendez-Vous Secret... Une des premières nouvelles du site, multi-genres, plutôt axée sur de l'hétéro inversé. Je me souviens que j'ai toujours voulu étoffer ce récit. Plutôt que de proposer une suite vue par Christian, j'ai préféré changer de narrateur... en tablant sur une narratrice évoquée à la fin du premier opus. 

Simone Berchand fait partie de ces personnages qui me fascinent. L'archétype de la femme un peu ronde, pas spécialement jolie, affable et pomponnée, d'apparence douce... et qui cache un tout autre caractère. Une authentique dominatrice au lit, avec des idées tordues, peu de compassion pour ses amants, égocentrique au possible. Elle se révèle également très proche de ses sous, calculatrice et opportuniste. Pourtant, en prenant le parti d'écrire à travers elle, je me suis senti pris d'une forme d'affection.

La boulangère va donc relativement loin dans les sévices qu'elle inflige avec délectation à un Christian transformé en véritable prostitué (de force). J'avoue avoir adoré écrire ce texte !

Ursule :

 

Les jeux plus ou moins interdits entre pensionnaires sont l'un des fondements pour les histoires de l'Institut Privé de Borneuil (il suffit de lire quelques chapitres de Marie-Chantal pour s'en convaincre). Bien entendu, tout cela est enrobé de chantages, de bizutages, de relations troubles (cousu de fil blanc, diront quelques esprits chagrins). Pour Ursule, j'ai volontairement voulu des jolies filles entre elles. Le prétexte de la vengeance est à la base de ce premier scénario mais j'ai prévu de poursuivre d'une manière plus cinglante et extrême, qui fera suite à la scène finale. 

C'est également une façon, pour moi, de montrer à quel point ce petit monde clos presque exclusivement féminin est hypocrite. Les privilèges accordés par la direction ou les surveillantes peuvent très vite être retirés... voir même se retourner contre les élèves, comme vont le découvrir Ursule et ses camarades. 

Une affaire à suivre, donc... 

Examen Gynécoïtal :

 

Je ne le cache pas, Solange Timbesh est l'un de mes personnages préférés. Pour plusieurs raisons, sans doute, mais principalement parce qu'elle est l'alter ego à Falbourg d'une doctoresse que je connais. J'ai donné à Solange les mêmes traits, le même physique et un caractère que je pense assez proche de l'original. Voilà pourquoi elle est un personnage récurrent.

Dès la fin de l'écriture de "Erreur de Jugement", je m'étais promis de faire un petit texte où nous la verrions soumise à Robert, ce vigile de nuit qu'elle méprise et déteste... mais qui a désormais un moyen de pression. Je ne souhaitais cependant pas faire vivre cela aux lecteurs à travers les yeux de la doctoresse mais bien par ceux de ce type à la morale douteuse et aux envies vicieuses. Un pari que je pense assez réussi. 

Les petits traits d'humour (notamment par le truchement des dialogues) donne, je trouve, une dimension particulière à cet examen. Dans tous les cas, je souhaitais également une séquence gynécologique depuis longtemps. Ce récit m'a permis de le faire sans tomber dans le cliché intégral.

Le Vendredi, c'est Tarot ! :

 

Parmi tous les scénarios que j'ai imaginés et couchés sur mes carnets, il y a les classiques et d'autres, plus originaux, qui sont un peu plus complexes à mettre en oeuvre. C'est aussi ce genre de petits défis que j'aime relever.

L'idée de départ tournait autour d'un strip-poker à la sauce BDSM. J'aime l'idée de laisser le hasard et la motivation de gagner décider de ce qui va se passer. Pourtant, personnellement, je ne suis absolument pas un joueur acharné ou compulsif. Je ne joue quasiment jamais à des jeux d'argent (grattages, PMU, loteries diverses, etc). Mes addictions, vous le savez bien, sont d'une nature assez différente.

Ne voulant pas faire un scénario trop prévisible, je l'ai placé dans la prison... pris un trophée humain qui subirait à lui seul les gages et serait l'enjeu final... utilisé des femmes aux tempéraments de dominatrices mais également un macho à la place d'un masochiste. Enfin, j'ai remplacé le poker par le tarot (simple préférence personnelle, puisque les parties ne sont pas détaillées). L'infirmière Solange, déjà croisée dans "Pas Né pour Ca", sert un peu de lien pour l'ambiance globale de corruption qui règne dans cette prison. 

Bref, une mésaventure qui devrait combler les amateurs de dominatrices sans complexes...

J'ai Perdu Fidèle :

 

Dans l'univers de Falbourg, des personnages récurrents apparaissent au fil des textes. Cette fois, c'est un préquel d'une autres histoire qui avait marqué les esprits que j'offre là. Dans "Mauvaise Rencontre", un récit gay violent, quatre salopards s'en prennent à deux amis... pour qui la fin est définitive. 

J'ai voulu un préquel pour l'un de ces sadiques (le grand noir, en l'occurence), avant qu'il ne rencontre ses acolytes. On retrouve dans ce scénario de la zone brumeuse les satyres bestiaux (sous la forme d'une menace extérieure) et un rejeton de la divinité monstrueuse vue dans "Une Trahison Inattendue". Fidèle y incarne un homme ayant eu richesse et pouvoir, ancien patron du sadique qui profite de leur situation dans cette zone dangereuse pour asservir celui qui l'employait et le méprisait.

Au menu : des humiliations et des sévices sexuels sur un scénario de séquestration teinté d'horreur surnaturelle. Avant, bien sûr, un final qui rebat les cartes et laisse aisément imaginer la suite pour ce qui reste au préquel. Au lecteur de faire le lien avec "Mauvaise Rencontre"...

La Primesautière :

 

Vous le savez, j'aime explorer différents styles de narration, différents modèles. Cette fois, c'est "l'inventaire" que je détourne dans ce petit texte qui met en scène Christian Salduc. Ce genre de récit n'est pas forcément adapté au BDSM, d'où une introduction assez développée afin de tout intégrer dans un déroulé. 

Le camping accueille différentes "fêtes" et "soirées" spéciales, quoi de plus naturel pour moi, donc, que d'en présenter une, sous une approche particulière. Nous n'assistons pas là à la soirée de la Primesautière mais à ses préparatifs.

On aimera ou non. Le propos est détaché (c'est la personnalité même de Christian Salduc, grand pervers bisexuel), gay et franchement BDSM, peut-être plus dans l'esprit "donjon" que de coutume. Mais on trouve de tout, à Falbourg. Quant au titre, ma foi, il m'est venu au moment où j'écrivais les premières lignes. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais vraiment rien !

Les Colonialistes : Visite Médicale :

 

À la base, "les Colonialistes" devait rester une nouvelle sous forme de "Side Stand Alone" (oh, le vilain anglicisme que voilà !). Comprenez par là qu'il devait s'agir d'un récit annexe qui prendrait à contrepied le racisme présent dans le roman que je prévois pour le Lotissement.

Vous avez été tellement nombreux à m'en réclamer une suite que j'ai pris l'ensemble des suggestions, des idées et des demandes pour tracer les lignes d'une série. Cette visite médicale sert donc surtout de texte de transition. J'aurai pu faire réapparaitre Nolly directement dans la Clinique mais j'ai trouvé beaucoup plus sympathique d'écrire cet assez court épisode pour introduire le docteur Desienne de manière moins purement professionnelle que cela l'aurait été dans la Clinique.

J'y poursuis un thème abordé notamment à la fin des Colonialistes : les déformations corporelles. À Falbourg, comme pour les souillures et la libido en générale, les possibilités sont plus larges que dans le vie réelle. Il y a donc une forme d'exagération maîtrisée qui passe par les expériences et les produits de la Clinique. 

Nolly peut donc s'attendre à de nouvelles surprises dans le prochain épisode...

Alex, Retour de Bâton :

 

Premier récit de Saix, il nous fait découvrir sa vision de Falbourg, mélangeant deux orientations qui sont Dominas et Gay.

Saix a une approche du BDSM qui n'est pas agressive, même si ce scénario a de quoi surprendre avec son "enlèvement" dont l'explication ne vient qu'à la fin. L'important, pour lui, c'est que le plaisir (qu'il soit purement physique ou, au contraire, cérébral) l'emporte. 

L'auteur nous fait voyager dans Falbourg, dévoilant des lieux qui réapparaitront peut-être ultérieurement dans d'autres récits (de lui ou de quelqu'un d'autre, pourquoi pas ?). Ceci avant le final original (qui n'est pas sans rappeler celui de Halloween Gang Bang, bien qu'il s'agisse d'une pure coïncidence). Avec son style tranché, il parvient sans peine à nous transporter avec lui dans le périple d'Alex... Et que demander de plus ?

Nous verrons comment Saix va s'y prendre pour connecter ses récits. Je lui fais toute confiance pour ça. 

Karl, l'Acteur Studio :

 

Second récit de Saix, cette fois bien orienté Gay. Nous y rencontrons Karl qui est fraîchement arrivé à Falbourg et cherche autant à se faire des amis qu'à gagner sa vie.

Plus concis et maîtrisé qu'Alex, ce Karl nous propose quelques scènes croustillantes, notamment dans le sex-shop où il joue les voyeurs. Viennent ensuite les choses sérieuses puisque notre jeune héros va passer un casting des plus jouissifs pour intégrer une boite de production.

L'auteur continue d'explorer la Ville Maudite dans son style très direct, avec une mise en page qui lui est propre (et donc immédiatement reconnaissable).

Dans tous les cas, il a confirmé son talent avec ce second opus. Espérons qu'il y en aura d'autres ! 

Les Gardiens du Temple :

 

"Une Trahison Inattendue" a donné lieu à de nombreuses interrogations. Notamment sur un aspect nouveau de l'incongruité, sous la forme de cet avatar tentaculaire et obscène que représente l'Oublié, divinité qui se rapproche du panthéon cosmique de Lovecraft (voyez-y un large clin d'oeil à cet auteur). La Paroisse Masquée y est également à nouveau mentionnée. Dans cette mésaventure, ce sont les "employés" de cette paroisse qui nous intéressent. 

Un groupe de retraités dévoyés, des femmes kidnappées, séquestrées, abusées et préparées pour un sacrifice... Ça, c'est le scénario. Côté traitement, j'ai opté pour une approche souvent utilisée dans le Gore Porn (les histoires comme "Saw"). Une succession de saynètes jusqu'à la scène finale, avec une séquence de strangulation propre à l'imaginaire BDSM extrême. Chacun appréciera suivant ses goûts...

Safiya, une Étudiante Dominatrice et Voilée :

 

Premier récit proposé par Raf, blogueur spécialisé dans une certaine forme de BDSM. L'histoire en elle-même est plutôt classique pour qui aime les scénarios avec des filles dominatrices. Malgré son titre, le fait que Safiya soit une étudiante voilée n'entre pas vraiment en compte dans le jeu qui s'installe en elle et le jeune héros. Cela ajoute une touche d'originalité mais la question de la religion n'est absolument pas abordée. Tant mieux, diront certains, dommage se lamenteront d'autres.

Quoiqu'il en soit, cette mésaventure est diablement bien ficelée, avec un final dans une salle de karaté qui a obtenu de beaux commentaires et la satisfaction de nombreux lecteurs. Il faut dire que cette scène vaut son pesant de cacahuètes, tant par son originalité que par sa narration. Merci donc à Raf de nous avoir proposé ce beau texte. 

L'Agent Gabriella Padilla Mène un Interrogatoire :

 

Second récit de Raf, lesbien cette fois. Le contexte est différent de Safyia, avec une histoire d'abus d'autorité policière. Ce thème, je ne l'ai personnellement pas encore abordé, sinon dans sa forme carcérale. Pour Raf, c'est le moyen d'explorer un fantasme somme toute assez répandu : celui de l'interrogatoire/tortures. Bien entendu, l'interrogée (innocente de tout, si j'ai bien compris, encore que Raf s'y entend pour brouiller les pistes) finit par trouver son compte d'un plaisir trouble. 

L'agent Gabriella n'est, au final, pas si garce qu'elle en a l'air et on s'attache rapidement à ces deux personnages. Raf voulait, d'évidence, trancher avec son premier récit et seul son style demeure. Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié cette intrusion voyeuriste dans le commissariat de Lumon qui ouvre encore de nouvelles perspectives.

Foutus ! :

 

Cette mésaventure, je l'ai voulue à la fois classique et très différente de mes autres productions. Elle introduit les nouvelles formes d'illustrations et présente de nouvelles créatures humanoïdes, les harpies, qui se rapprochent plus d'orcs féminins de Tolkien que des femmes ailées de la mythologie grecque. 

Le texte débute avec le cynisme habituel de certains des villageois, qui considèrent ceux de l'extérieur comme des esclaves... pour se finir de manière tout aussi cynique avec la fin annoncée des bourreaux. Une façon de dire que le danger est partout dans ce village, que même les "vilains" ne sont pas à l'abri. Bref, le final brutal tranche avec la partie de plaisir que les quatre hommes ont avec leur esclave venue de l'extérieur. 

Comment me joindre :

Une question à poser ?

Utilisez l'onglet Contact ou écrivez-moi à cette adresse :

nmotnueq@dark-gemini.com

Actualité récente :

Sites Partenaires :

<< Nouvelle image avec texte >>

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© dark-gemini.com 2012-2017 - Tous droits réservés