Les romans sont les textes les plus longs que je propose. Ils avoisinnent et dépassent parfois la centaine de pages, sont découpés en chapitres et permettent de développer des histoires plus denses. On y trouve des personnages récurrents et de nouveaux visages. Comme pour les autres récits, j'essaie de varier les approches. Vous découvrirez ici des anecdotes et des explications. Si vous souhaitez commenter l'un des récits, merci de passer par la page Vos Commentaires.

Brouillard

 

Parmi les récits que je propose sur ce site, Brouillard occupe une place à part, unique et centrale. J'ai souvent coutume de dire qu'il s'agit du roman fondateur de la mythologie de Falbourg... alors que quasiment toute l'histoire se déroule dans les brumes entourant la ville maudite. Plus de 230 pages d'un scénario entièrement calqué sur le synopsis d'un film d'horreur (voir d'une série B). Deux jeunes femmes échappent à un viol collectif et se retrouvent de l'autre côté du miroir, à proximité de l'usine hantée d'où semble issue l'incongruité. Recueillies par un chasseur et son épouse, dans une maison isolée en pleine campagne, elles découvrent très vite le projet de ce couple de pervers rustiques... et qu'elles ne sont pas les premières victimes d'un esclavage domestique et sexuel. Voilà pour la trame. Ce récit, je l'ai écrit au début des années 2000. À l'époque, je travaillais encore pour un éditeur parisien bien connu, qui l'a refusé pour sa violence et l'aspect épouvante/horreur de certaines scènes. Un second éditeur, plus underground, intéressé, a finalement jeté l'éponge. Le roman était de toute manière voué à être interdit à l'affichage. Il aura fallu la naissance de ce site pour qu'il trouve sa place. Sur l'aspect narratif, il est plus ou moins inspiré des romans à succès de Georges R. Martin : le Trône de Fer. À chaque chapitre, l'un des quatre protagonistes devient la personne par laquelle on découvre l'histoire. D'où des changements de style, de vocabulaire, de motivations. On passe de la vision des victimes à celle des bourreaux plusieurs fois au cours de la lecture. Comme dit, les scènes sont très crues, souvent extrêmes, avec un panel varié de sévices typiquement BDSM. Des tortures à l'électricité, des violences sexuelles, des humiliations sales, une scène canine très poussée, une très longue nuit d'horreur lesbienne entre l'une des jeunes femmes et quatre paysannes sadiques plus âgées, une tisane très particulière, des paradoxes temporels, des cauchemars et une fin digne d'un bon film d'horreur, l'histoire est particulièrement dense avec des personnages aux psychologies bien définies. Je reconnais que Brouillard est destiné à un lectorat très averti... Il reste l'une de mes réalisations dont je suis le plus fier.

Marie-Chantal

 

Ce second roman publié sur le site est bien plus court que Brouillard. Il fait tout de même plus d'une centaine de pages... très différent du côté horreur/épouvante qui a fait la force du roman fondateur. Ici, le propos est presque entièrement lesbien, puisque se déroulant dans l'Institut Privé de Borneuil. Je fais suivre à mes lecteurs la première année d'une élève lambda, prénommée Marie-Chantal. Chaque chapitre est constitué d'un événement sur un mois donné. Depuis la rentrée scolaire jusqu'aux vacances d'été. Marie-Chantal découvre petit à petit que le vernis de la respectabilité cache des choses sordides. Entre les amitiés et les rivalités, je pose les bases en restant relativement modéré sur les scènes. Certains professeurs sont mis en avant, ainsi qu'une surveillante. C'est un peu un roman de présentation. L'idée est de voir les trois années d'internat de la jeune femme avec, bien sûr, une montée en puissance dans le BDSM. J'aborde plusieurs aspects à priori paradoxaux de l'institut, notamment le fait qu'aucune élève ne se plaigne à l'extérieur des mauvais traitements subis. J'amorce aussi le rôle particulier du service d'ordre, avec les seuls mâles présents dans l'enceinte et n'ayant normalement pas accès aux élèves (ce qui est faux). Enfin, c'est l'organisation générale de l'institut que ce premier opus me permet de montrer. Tout est vu à travers les yeux de Marie-Chantal, qui découvre ses propres démons sexuels. Le timing "mensuel" est voulu, c'est la particularité de ce roman (et des deux autres qui suivront). 

S³ :

 

Troisième roman de la Ville Maudite, ce Service Souterrain de Sécurité est assez atypique. Il y a beaucoup de moi dans le personnage de Blandin et pour cause : je travaille dans le domaine de la sécurité (incendie et malveillance) depuis plus de 20 ans, avec une petite expérience du milieu hospitalier. La clinique Saint-Mathieu s'inspire beaucoup de la véritable clinique où j'ai travaillé quelques mois. Il y a donc des éléments vécus, transposés dans le monde de Falbourg. Blandin est un personnage qui se cherche, intègre à sa manière, loyal et qui va finir par choisir son camp. Le roman est multigenres, ce qui explique l'avertissement au début, mais il reste largement hétéro. Dans tout le récit, le narrateur est finalement aussi voyeur qu'acteur et j'ai voulu réintroduire quelques personnages déjà rencontrés, comme le docteur Solange Timbesh ou le très froid chef de la psychiatrie : Ormano. J'ai également voulu donner une vision particulière de ce qui se passe dans le complexe souterrain, à travers les yeux de quelqu'un qui ne serait ni une victime ni véritablement un bourreau. Le satyre et une nouvelle race, les pixies, apparaissent également vers la fin de l'histoire, ouvrant de nouvelles perspectives, encore accentuées par l'épilogue (que je concède volontiers très neutre comparé au reste). Bref, j'offre des chapitres que je trouve diversifiés tout en faisant découvrir le monde souterrain sous la clinique aux lecteurs que le multigenres ne rebute pas.

Cauchemar Carcéral Gay : Phase 1 :

 

Il est prévu, pour chaque secteur de la Ville Maudite, au moins un roman. J'ai plusieurs concepts en cours. Pour revenir aux précédents romans, Brouillard est calqué sur le principe du Trône de Fer, avec une vision spécifique à chaque protagoniste important. Marie-Chantal suit un découpage mensuel. S³ est plus dans l'évolution professionnelle. CCG Phase 1 est également particulier à plus d'un titre. Le découpage, tout d'abord, avec une entrée en matière classique, le coeur du roman avec deux chapitres très longs mais proposés sous formes de plusieurs scénettes et des chapitres finaux plus standards.

Particulier également parce qu'il est le premier roman d'un ensemble qui doit en regrouper 5 (dont deux seulement seront gays).

Particulier enfin par ses aspects mêlant imaginaire collectif et particularités propres à mon univers. On y retrouve notamment les produits créés par la Clinique Saint-Mathieu puisque le docteur Anglois (médecin de la prison), utilise le narrateur comme cobbaye.

Je crois aller assez loin dans les sévices, les humiliations et les souillures (notamment uro et scato) que Bonnot et Aziz infligent à Jacques. De fait, le récit n'est pas à mettre entre toutes les mains. La brutalité des anciens taulards, bien que tempérée par le plaisir forcé que prend leur victime, reste choquante pour des lecteurs non avertis.

La Phase 2 promet d'être plus extrême encore... mais ne sera pas pour tout de suite.

L'Homme Cochon :

 

Attention, histoire très particulière ! À plus d'un titre, d'ailleurs. Un peu comme un roman feuilleton, j'ajoute des chapitres. Le scénario en est long et démarre avec un dialogue sur un site de rencontre. Le fond, maintenant. Ce récit 100 % gay est tourné vers les souillures, les humiliations, un chantage... et des comprimés permettant de prolonger des érections en bloquant l'éjaculation. Pratique pour des abus sur la durée. Le héros, Stéphane Marèse, est un jeune homme masochiste qui a des fantasmes plutôt extrêmes mais qui n'ose pas les affronter dans la réalité, avant de tomber entre les griffes de Raymond, homme plus âgé, riche, pervers et mystérieux. Le chantage qu'il impose à sa jeune victime emmène ce duo sur une pente glissante de vice et d'obscénité. Le début reste encore relativement "soft". J'ai voulu, dès le départ, une histoire totalement tournée vers les souillures et qui ira très loin. Elle est donc réservée à un lectorat spécifique, même si le sexe et le bondage entrent largement en jeu.

À ce stade, il s'agit encore d'un huis clos entre un "maître" et son "esclave". Cependant, dans les chapitres qui vont venir, d'autres personnages vont progressivement apparaître.

L'homme Cochon, même s'il est désormais dans la catégorie des romans, sera traîté comme une "Série" (à l'instar de BSS, Rendez-Vous Secret ou La Bande à Marcel). 

Nëfārïus Conventüs :

 

On pourrait traduire ce titre par le "Couvent Maléfique" ou "Malfaisant" plus que "Maudit". De quoi s'agit-il, dans le fond ? Une histoire BDSM calquée sur un scénario classique de paranormal (comme Brouillard pouvait l'être avec un scénario d'horreur/épouvante).

À la fois hétéro consentant et lesbien forcé, l'histoire de Séléna Demange fonctionne sur un mode de grand huit. Des scènes chocs, pas forcément graduelles dans leur intensité, tempérées par des passages plus calmes. Il y a, cependant, un stress croissant dans la déchéance de la jeune artiste peintre. Cette jeune femme pragmatique et sûre d'elle finit totalement déstabilisée par ses cauchemars récurrents. Ceci, jusqu'au final, que j'espère assez surprenant à défaut d'être totalement original. Il laisse d'ailleurs une porte ouverte, que j'emprunterai certainement un matin. 

Ce roman, j'en ai posé les bases depuis très longtemps, avant même la création de l'univers de Falbourg. Pour moi, il s'agit de prouver qu'on peut mêler paranormal ou épouvante  avec le BDSM. À vous de me dire si vous avez envie de lire ce type d'histoires ou non. 

On en découvre aussi un peu plus sur le Groupe des Archives, au travers de trois personnages. Norbert Salomon explique, vers la fin du livre, ce qu'il sait sur l'ancien couvent détruit et qui donne non seulement son nom à la rue mais également les cauchemars anormaux (et humides) de notre héroïne.   

Tit'pute :

 

Premier roman du site qui ne soit pas de moi mais de Gildelain. 

Je reçois assez régulièrement des propositions qui, le plus souvent, n'aboutissent pas. Soit le sujet est trop éloigné de l'univers de Falbourg pour parvenir à l'intégrer, soit les auteurs ne vont pas au bout de leur démarche. 

Au départ, Gildelain m'a proposé un premier jet assez conséquent (de mémoire, les deux tiers du roman). Deux choses m'ont fait accepter sa proposition (en-dehors du fait que le récit était déjà bien avancé) : le sujet assez extrême d'un masochisme au quotidien et le personnage vraiment garce de la soeur. Gildelain est plutôt doué dans les dialogues, un peu moins dans la narration. Cependant, je tiens toujours à préserver le style des auteurs. D'une part, servir de "nègre" ne m'intéresse pas vraiment, d'autre part, cela permet d'aborder Falbourg sous différents angles. Ma contribution n'aura donc été que purement corrective. 

Sur le fond, ce récit Dominas est bien ficelé et n'entraîne jamais une lassitude tant l'imagination de Gildelain pour la déchéance de son personnage est fertile. Pourtant, à bien y regarder, les obsessions de l'auteur pour les souillures (notamment scatologiques et sur les menstrues), les déformations des tétons, le travestissement et la sodomie avec divers objets sont les principaux sujets dans l'ensemble du roman. 

Le constraste entre l'approche complice de la compagne du narrateur et celle, bien plus contraignante et basée sur un chantage, de la soeur est également un point fort. 

Notre collaboration aura duré plusieurs semaines, durant lesquelles Gildelain a terminé son récit avec un "happy end" bienvenu. J'ignore si cet auteur compte réitérer un jour. Souhaitons-le : son imaginaire est vraiment plaisant : vos nombreuses réactions l'attestent. 

La Nouvelle Vie d'un Esclave Blanc :

 

J'ai écris ce long roman principalement dominas et lesbien en collaboration avec Shun. Ce jeune homme est l'auteur du scénario que j'ai, en quelque sorte, mis en scène. 

Son univers sort de celui de Falbourg puisque la quasi totalité du récit se déroule au Maroc. Cependant, le lien avec la ville maudite a été très facile à faire. Shun possède un imaginaire très poussé, centré autour de plusieurs obsessions. Les fesses des maghrébines, la scatologie à divers degrés, les relations sadiques et presque incestueuses entre les mères et les enfants (filles comme garçons). Ces thèmes forment donc le ciment de son histoire avec un racisme sous-jaccent qui part un peu dans tous les sens. Tant mieux : il n'y a aucune forme d'apologie réelle dans ce roman, juste l'exploitation des travers de l'humanité.

Shun est resté maître de son texte du début à la fin. Il a validé chaque étape de notre collaboration, de sorte que je peux affirmer qu'il est l'auteur du récit, même si je lui ai prêté ma plume numérique pour concrétiser ce cauchemar littéraire.

Certains trouveront des scènes trop poussées (comme celle de l'ablation des testicules ou la vision de Pénélope sans ses jambes), d'autres, au contraire, diront que cela pourrait aller encore beaucoup plus loin. Le fait est que je vais laisser à Shun le soin de poursuivre son histoire, quelle que soit la direction que cela va prendre. Qu'il vous ait choqué ou ravi, dégoûté ou émoustillé, le principal est qu'il existe.  

Le Petit Voleur :

 

Ce premier roman dans le Camping des Salduc, je l'ai voulu divertissant et surtout sans prétention. Une histoire assez basique, relativement courte, en lien avec plusieurs textes qui se déroulent dans ce lieu de vacances pour le moins spécial.

Largement Dominas mais également Lesbien, ce récit est entièrement vu par une des deux "dominatrices". Je mets des guillemets parce que la situation du jeune homme surpris en train de dérober de l'argent n'est pas voulue. La domination vient se greffer sur les sentiments de celles qui sont d'abord des victimes. En partant d'une situation de délinquance classique, j'ai petit à petit voulu ouvrir un champ des possibles. Le voleur se soumet d'abord en montrant un visage calme avant de dévoiler sa vraie nature perverse. Pas de chance pour lui, le couple de lesbiennes se révèle au moins aussi cruel et déterminé à lui faire payer cher et la tentative de vol et ce qu'il a fait auparavant avec sa cousine.

Il y a une assez longue scène dans les anciennes toilettes transformées, qui permet d'imaginer les horreurs en terme de souillures qui s'y déroulent. Cet endroit sera sans doute exploité en d'autres occasions dans de futurs écrits.

La fin est plus classique. Martha et ses filles ont désormais chacune un esclave mâle à disposition et cela donnera bien évidemment un roman, ultérieurement.  

Dans la Peau d'une Autre :

 

Ce petit roman est l'oeuvre de Mia Michael, une auteure belge qui a accepté de collaborer avec la Ville Maudite. Pour son histoire, j'ai ouvert le secteur de Néo Falbourg, une vision futuriste dystopique qui pourrait être l'un des avenirs possibles de mon univers. 

Comme de nombreux lecteurs, je reste fasciné par l'imagination de Mia, par les formes extrêmes que prennent ses fantasmes. Elle a également un style bien à elle, direct, fait de petites scènes qui s'enchaînent rapidement. Les thèmes qu'elle aborde dans cette histoire puisent dans le BDSM le plus cru. Mais j'y décèle aussi des aspects beaucoup plus subtils qui permettent l'élaboration de tout un univers. Son système pyramidal de hiérachie social, ce retour à des pratiques du pouvoir très anciennes mais agrémenté d'une technologie de science-fiction (en partie, du moins). Les rapports familiaux, les règles qu'elle invente, tout cela forme au final quelque chose de cohérent, d'émoustillant et d'un peu effrayant. 

Vous avez été nombreux à me demander quand elle compte s'atteler à la suite. Elle seule peut le dire. Mia déborde de projets littéraires, dont certains sont déjà aboutis chez des éditeurs. Je forme cependant le voeu qu'elle termine l'histoire de Léa et des autres un jour prochain.

RacismeS :

 

J'aborde de nombreux thèmes "scandaleux" dans mes histoires et le racisme détourné y trouve régulièrement sa place. De quoi s'agit-il, en réalité ? Pas uniquement le sentiment de domination de la race blanche, comme je l'évoque dans les Colonialistes. Il existe aussi (bien sûr) d'autres formes de racismes et notamment anti-blanc. Voilà donc pourquoi j'ai donné à ce roman un s majuscule. Autant Marianne peut détester et mépriser les autres cultures et couleurs de peau, autant Salima et ses proches détestent et méprisent les gens comme Marianne. 

Ne vous y trompez cependant pas. L'histoire (qui en est a ses débuts) se sert de ce double antagonisme comme moteur mais ne reflète en rien mes opinions. Il y a une grande méconnaissance mutuelle entre les deux principales protagonistes mais également, si vous lisez bien, une attirance réciproque tout aussi forte.

Le sexe en tant que tel est malgré tout assez peu présent dans cette première partie, très axé sur l'asservissement et les humiliations. Il faut savoir qu'à la base, je pensais pouvoir présenter l'histoire entière en un volume d'environ 200 pages (de la taille approximative de Brouillard) mais qu'au fil du développement, la taille a augmenté au point que j'ai dû décider de scinder le roman en plusieurs parties. 

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